London XIXth century

Vous voici en plein coeur de Londres, au XIXème siècle... Voleur d'une dizaine d'années ou dame bourgeoise élégante, incarnez votre personnage...
 
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 La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...

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Lady Daremond
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MessageSujet: Re: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 17:54

À ce propos...
LA SUIIIIIIIITE !!!! VITE, ZABETH !
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Elizabeth Dawkins
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MessageSujet: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 17:59

Ah oué, Madame Daremond.
J'en étais où, déjààà?
Ah oui, là:

Où Hannah entame une nouvelle et bien étrange vie

« C’est quoi, la relation que tu as avec cette fille ? » s’étonna Félix.
Charlie reprit son livre et fit taire Félix d’un regard vert exaspéré.
Hannah, qui avait toujours l’amulette dans la main, interloquée, mis le pendentif autour de son cou, sous sa robe. La pointe de cristal lui rentrait doucement dans la poitrine mais ce n’était pas désagréable.
Alors, comme Lockie s’endormait et que Joss commençait à bailler, on jugea urgent de se coucher.
Trois matelas furent déroulés sur le sol crasseux. Joss et Charlie s’allongèrent sur le plus grand, Everard en prit un autre tandis que Félix traînait un gros fauteuil de chintz dans lequel il s’assoupit. Hannah s’allongea sur son matelas mais, malgré tous ses efforts, ne put s’endormir. Tant de choses s’étaient écoulées depuis le jour où Miss Ruggstones avait pénétré dans son orphelinat de pouilleux ! Tant de choses…
Allongée sur le dos, les bras croisés derrière la tête, Hannah écoutait paisiblement les ronflements sonores d’Everard, la respiration tendue de Joss, les marmonnements de Charlie et la respiration haletante étouffée de cauchemars de Félix. Il dormait avec son chapeau.
Hannah ne pensait plus à rien.
Elle s’endormit peu après, bercée par le bruit de la pluie londonienne qui battait les carreaux sales.
Londres…
C’était magique.
Le lendemain, le soleil pointait derrière les carreaux. Hannah se réveilla, s’étira longuement et s’avança vers la petite fenêtre, enjambant Everard au passage.
Elle resta doucement devant le morceau de lumière de la fenêtre, à détailler les toits gris de Londres encore endormie.
Une ville dont elle avait tellement rêvé…Tant de fois, la réinventant à chaque fois, se l’appropriant entièrement. Un rêve évanescent qui prenait là toute sa réalité.
Elle était si plongée dans ses pensées qu’elle ne vit pas Félix s’avancer derrière elle.
« C’est fabuleux, non ? souffla-t-il.
-Superbe assura Hannah.
-C’est Londres » dit Félix d’une voix très différente de la voix grinçante qu’il employait pour donner des ordres et hurler sur ses gens d’armes.
Mais Joss s’était réveillé lui aussi, ainsi que Caractacus :
« Ouh, les amoureux-euh ! Ouh les amoureux-euh ! »
Joss exécuta une danse de possédé, en faisant d’affreuses grimaces, Caractacus sautillant en faisant trembler le parquet autour de lui. Félix avait retrouvé sa voix de général ; il attrapa une louche pendue à la cheminée et l’abattit sur la tête de Joss qui s’esquiva sous la table en rigolant, Caractacus sur ses talons.
Félix poussa un cri de triomphe qui réveilla Everard et Charlie.
« Qu’est-ce qui se passe ? voulut savoir l’érudit.
-Qu’est-ce qu’il a, le môme ? s’exclama Everard avec sa délicatesse habituelle.
-C’est rien » dit Félix en jetant un sourire carnassier à Joss qui serait Caractacus contre lui, assis sous la table en affichant un rire insolent.
Hannah était déjà aux fourneaux, bien décidée à prouver à Everard qu’elle savait cuisiner. Elle avait trouvé quelque denrées (quelque chose de très rare à l’Entrepôt) et s’affairait à tenter de cuisiner une tarte aux pommes correcte avec ce maigre butin. Elle coupa les pommes sur la table, les divisant en fines rondelles, mélangea sucre, farine et œufs pour former une pâte d’un jaune appétissant sous les yeux étonnés de Joss et de Lockie.
« Je peux aplatir la pâte ? demanda Joss que cette préparation intriguait.
-Si tu veux répondit Hannah.
-Je veux.
-Alors, fais-le. »
Joss s’exécuta, s’amusa à disposer les rondelles de pommes dessus en faisant des arabesques tarabiscotées en recourbant les bords jaunes de la pâte. Pendant ce temps, Hannah remuait els braises rougeoyantes de la cheminées avec un morceau de tisonnier dans l’espoir de leur faire cracher quelque étincelles.
Everard descendit chercher quelques bûches lorsque Hannah réussit enfin à produire une flammèche.
Pendant ce temps, Félix et Charlie discutaient de tout et de rien autour d’une bouteille et de deux verres de vinasse sui se vidaient à une vitesse alarmante. Hannah lança aux deux garçons :
« Continuez comme ça et vous finirez ivres morts.
-C’est une redoutable éventualité, en effet répondit Félix.
-On sait s’arrêter dit Charlie avec une ombre de sourire.
-Si vous le dites… » marmonna Hannah, peu convaincue.
Joss apporta à Hannah la tarte dans un baquet de métal cabossé faisant office de moule. Hannah le plaça patiemment sur les bûches brûlantes. Elle attendit une trentaine de minutes tandis que la tarte brunissait joliment et retira sa préparation du feu avant de l’apporter sur la table.
Là, dans un silence religieux, Hannah découpa la tarte à l’aide de son vieux canif et distribua une part à chacun en terminant pas Félix.
Enfin, elle s’en découpa un triangle et en donna un petit morceau à Lockie qui l’avala tout rond sans le mâcher. Joss partageait son assiette avec Caractacus, tentant vainement de faire manger des pommes au chat. Après avoir fini son assiette, Joss demanda s’il pouvait en avoir encore et Hannah le resservi. Il fut suivi d’Everard qui tendit son assiette sans un mot. Cela constituait un grand compliment parce qu’Everard n’était jamais satisfait de rien.
Puis le reste des Galopins se resservit.
Après avoir terminé la tarte, Charlie, Félix, Everard et Joss s’en allèrent à leur travail.
Hannah se demandait en quoi pouvaient consister leurs professions respectives et se promit de leur demander le soir même. Elle échafaudait des hypothèses dans sa tête.
Everard était sûrement garçon de ferme. Il était suffisamment fort comme ça…Joss était peut-être commis. Hannah l’imaginait très bien fendant les rues surpeuplées de Londres, pédalant en danseuse sur son vieux vélo vacillant, une enveloppe, un colis à la main.
Mais Charlie ? Hannah l’imaginait mal dans un métier de rue…Il était beaucoup trop hautain et instruit pour ça. Quand à Félix, une sorte de cruauté allègre émanait de lui qui s’accordait mal avec un métier honnête.
Hannah hissa Lockie sur la table et lui posa cette question.
« Et toi, à quoi tu penses ? »
Malheureusement, la réponse qu’elle reçut ne fut pas très constructive.
« Blubou. »
Ce fut là qu’on frappa à la porte.
« Nom et mot de passe ! cria Hannah en imitant la voix de Charlie.
-Félix est là, Charlie ? demanda une voix.
-Nan.
-Dommage. Dis-lui que la Grande Sophie est passée, alors.
-D’accord promit Hannah.
-Merci » dit la voix.
Hannah entendit des pas dans l’escalier branlant. Elle se demandait vraiment qui pouvait bien être la Grande Sophie et ce qu’elle pouvait bien vouloir à Félix. Mais il fallait reconnaître qu’elle ne réfléchissait pas beaucoup.
« Brouk dit Lockie.
-C’est gentil répondit Hannah.
-Zenti » répéta Lockie.
Hannah avait une longue journée à passer entièrement seule.
En effet, les garçons ne mangeaient pas à l’Entrepôt. Hannah décida de sortir se promener. Elle abandonna Lockie dans la pièce et referma avec soin la porte à l’aide du double de la clé que Félix lui avait confié.
Elle déboucha dans une ruelle minuscule dans laquelle les mendiants s’entassaient comme des petits tas de loques. Hannah marcha jusqu’à une grande artère. Dans la foule bruissante, elle ne vit pas tout de suite Félix et Everard. Ceux-ci discutaient peinardement, assis sur le rebord d’une fontaine représentant un archer dont un jet d’eau sortait de la flèche. C’était assurément d’un meilleur goût que le Manneken Pis bruxellois.
Les deux garçons discutaient à bâtons rompus. C’était une conversation relativement inintéressante, le genre de conversation où on rigole plus qu’on ne réfléchit mais elle vaut néanmoins la peine d’être rapportée. En effet, les deux interlocuteurs étaient tous les deux dotés du même humour méchant…Cependant, je précise que Hannah n’entendit pas cette discussion philosophique, trop occupée qu’elle était à défendre sous à sous le misérable argent qu’elle avait réussi à mettre de côté.
« Tu es malade, Filou ? attaqua Everard avec ironie. Tu n’as pas écris à une seule fille de la semaine…La Grande Sophie ne perds pas espoir, tu sais ?
-Si tu la vois, dis-lui que c’est fini. Cette sotte m’ennuie maugréa Félix.
-Ooh, comme je te comprends gémit Everard en l’interrompant. Elles sont toutes amoureuses de toi…Au lieu de te lamenter sur ton triste sort si peu attrayant, pense à tous ceux qui t’envient ! Tu représentes l’archétype…
-N’emploie pas de mots dont tu ne connais pas le sens.
-Bien deviné, on ne t’appelle pas Filou pour rien sourit Everard en saluant la performance. Mais archétype, ça fait sérieux. Je reprends…Que disais-je ? Ah, oui…En fait, tu représentes l’archétype du voleur romantique, tu comprends ? Les toits brumeux de Londres, le combat contre les représentants de la loi, la pluie et le brouillard, ça fait rêver les filles, tout ça !
-C’est fou ce que tu comprends bien les filles, Everard. On jurerai que tu en es une toi-même soupira Filou.
-Tu veux mon poing dans la figure ? s’énerva Everard.
-Non merci dit Filou en secouant la tête. Oh, regarde, du gibier » ajouta-t-il en désignant du menton un vieil homme dont le mouchoir dépassait de la redingote.
Félix poussa un soupir à fendre l’âme.
« Vas t’en occuper, Everard, moi je reste là à me morfondre.
-Tu n’es pas drôle aujourd’hui » lui lança Everard en s’éloignant.
Everard se fraya un chemin dans la foule à coups de coudes vers sa cible : le vieux monsieur au mouchoir.
Hannah, qui recomptait sa pauvre monnaie à côté du vieux croûton, eut la chance de voir Everard en pleine action. Everard bouscula le vieux monsieur en se découvrant d’une main, poli.
De l’autre main, il agrippa le mouchoir brodé qui dépassait de la poche du vieux alors que celui-ci lui rendait son salut. Puis il fourra le mouchoir dans sa poche, un sourire accroché aux lèvres.
Hannah écarquilla les yeux.
Elle fut d’abord surprise et choquée.
Eux ? Eux ? Des voleurs ? De minables escrocs ?
Quand Hannah aperçut Félix et Everard qui discutaient avec animation, assis sur le rebord de la fontaine, elle décida d’aller leur demander immédiatement des explications. Félix avait une jambe repliée sous ses fesses et rigolait tandis qu’Everard dépliait le mouchoir qu’il avait volé au vieux, les yeux agrandis par l’excitation. Hannah fendit la foule, folle de rage et se planta devant Félix, les bras croisés d’un air résolu.
« J’exige des explications immédiates.
-Te fâches pas dit Filou. On va expliquer.
-Oui promit Everard dans le brouhaha de la foule.
-En fait, commença Félix qui bafouillait un peu, tu comprends qu’on pouvait laisser les gens décider pour nous…Tu parles, Everard, il était à l’asile et tout, et moi c’était pas vraiment mieux, je me faisais taper dessus à longueur de temps. On voulait pas mourir inconnus, tu comprends ? Et comme on savait rien faire ni rien, il fallait bien qu’on trouve un moyen pour devenir célèbres, et pas crever tous seuls au milieu des pauvres. On voulait juste être maîtres de nos vies, d’accord ? Et…
-La seule chose que je vois, moi c’est que vous êtes qu’une paire de crétins : au lieu de tenter de travailler pour gagner votre vie de manière honnête, vous faites les idiots dans les rues en jouant au roi des voleurs ! VOUS ME DEGOUTEZ ! » hurla-t-elle, ulcérée.
Elle courut tête baissée droit devant elle en bousculant les gens et disparu au milieu d’eux.
« Merde dit Everard qui trouvait ce mot approprié.
-On a perdu notre cuisinière attitrée.
-Je vais avoir du mal à me remettre à la soupe à la boue se plaignit Everard.
-Pareil pour moi » gémit Filou.
Il y eut un silence.
« Qui va la chercher ? demanda Everard.
-Euh…dit Filou qui n’en avait pas tellement envie.
-C’est la première fois que tu en dégoûtes une, mon vieux. Ton charme n’opère pas sur toutes fit remarquer Everard avec justesse.
-On prévient les autres ? demanda Filou.
-Oui, allons les chercher. On va faire pic-nic-douille pour savoir qui va aller rechercher Hannah. »
Everard sauta du rebord de la fontaine à l’archer, épousseta son pantalon couvert de poussière et se planta devant Filou qui s’était levé lui aussi.
« Alors, on y va ? s’impatienta-t-il.
-Tu sais où il est, Joss ? voulut savoir Félix.
-Quelque part du côté de la librairie. Il rapporte de nouveaux livres à Charlie. Il lui a demandé du Shakespeare. Charlie aime Shakespeare à la folie…Je me demande bien pourquoi.
-Bon. Et Charlie, justement ?
-A l’Entrepôt, sûrement. »
Pendant ce temps, Hannah sanglotait recroquevillée entre deux poubelles. Les passants ne lui accordaient pas la moindre miette de leur attention. Seuls les mendiants faisaient attention à elle et la regardaient d’un air de pitié franchement humiliant. Elle se cala contre le mur crasseux et se mit à pleurer de rage et de déception.
Trahison ! Elle avait vraiment l’impression qu’on l’avait trahie, voilà, c’était ça. C’est trop dur ce que nous vivons (ça c’est moi qui dit ça quand je déprime. C’est trop dur ce que nous vivons…), si terriblement terrible, quelle vie invivable et…Sanglots à fendre l’âme.
C’est alors qu’un mouvement apparu à la lisière du champ de vision de Hannah. C’était notre grand ami Félix-le-pigeon qui avait été désigné d’office pour aller chercher Hannah, personne d’autre ne voulant s’y risquer.
Le garçon avait à nouveau enfoncé son chapeau sur sa tête avec soin.
« Euh…Hannah ? bredouilla-t-il misérablement.
-Vas-t-en, espèce d’ordure ! cria celle-ci. Dégages, pauvre escroc ! rugit-elle le visage baigné de larmes. Tu m’écœures ! Traître ! Vas mourir ! »
Hannah se recroquevilla contre le mur et laissa ses larmes remonter encore.
Quand à Félix, il n’avait pas attendu le « Vas mourir » pour s’enfuir à toutes jambes.
Il espérait que ça allait s’arranger avec un peu de temps.
Et il avait parfaitement raison sur ce point précis.
Et qui vas encore sauver la situation d'après vous?
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Lady Daremond
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MessageSujet: Re: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 18:13

Agaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! C'est génial ! Encore la suite !
J'rigole. Mais tu écris au fur et à mesure ou tu as déjà fait l'histoire et tu mets un chapitre de temps en temps ? Pasque j'ai trop hâte ! Suspenssssss...
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MessageSujet: Re: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 18:18

Elizabeth Dawkins a écrit:
Aller, quoi Mey-Mey, te fâches pas!
Je sais bien qu'illustrer mes oeuvres est le sens de ton existence mais je voulais voir d'autres manières de dessiner mes personnages. J'ai pas le droit?
Pitié, te suicides pas.
Je te promets que tu pourras faire toutes les autres, de couvertures.
Bon, au moins deux.
C'est un bon chiffre, deux.
J'étais sûre que t'allais réagir comme ça, espèce de possessive. Laughing
Et pis hein, de toutes façons, j'ai décidé que ceux que je prendrais pas pour la couverture, je les mettrais quand même à la fin, hein.
Te fâches paaas.
pale
Nan, tu prends que les mienes en couverture.
De toute manière, je vais te faire des aquarelles tellement magnificobiroldigieuses que tu pourras que les prendre.
Et je serais tellement jalouse et blessée que tu en aies pris d'autres que je te ferais la tronche pendant... au moins...


...trois jours!

(je pourrais pas plus =_= )
(prends ça comme un compliment, je ne pourrais PAS me passer de toi)
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Lady Daremond
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MessageSujet: Re: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 18:36

*voix tout sucre tout miel on*
Au fait, Méli, tu as lu la suite de l'histoire ?
*voix tout sucre tout miel off*

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MessageSujet: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 19:25

@ la Madame Daremond:
J'ai déjà tout fini, j'ai fini l'histoire sur mes cahiers (j'ai même un autre roman radicalement différent en amorce). Il y a quatre tomes merveilleux et passionants racontants cette grande et passionante comédie de moeurs. Le tout dois faire quelque chose comme 450 pages. Ce n'est pas si long. ^^
Par contre, j'ai bientôt fini de taper le tome un sur Word ( 71ème page) mais je vous mets les chapitres au compte goutte pour le suspens (je suis une vraie salope, moi...).
Et Mey, elle a tout lu.
Mey, tu dis rien de ce qui se passe après surtout! Tu vas pas casser mon merveilleux suspens, quand même?
(interlude: Quand même, 3 jours, c'est vachement long...Tu serais pas cruelle comme ça, si? pale )
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MessageSujet: Re: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 20:06

Elizabeth Dawkins a écrit:

Mey, tu dis rien de ce qui se passe après surtout! Tu vas pas casser mon merveilleux suspens, quand même?

Si tu ne me donnes pas la fonction d'illustratrice en titre, tout est possible...
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MessageSujet: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 20:07

C'est du chantage!
C'est du chantage, c'est pas juste!

EDIT:
Pis d'abord si tu le fais, tu feras jamais une seule de mes couvertures ni rien!
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MessageSujet: Re: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 20:13

Apparemment, c'est à chanteur, chanteur et demi....
Bouh, je ferais jamais ça!
mais je susi jalouse quand même...


Je dis tout! Hannah va épouser Everard, qui mourra en se jetant par la fenêtre parce qu'il aimait la Grande Sophie qui, ayant vu Charlie sous un autre jour, se donnera la mort en apprenant que lui, s'est suicidé car il aimait Hannah qui aimait Everard. Quand à Ephémère, elle tombera raide dingue de Joss et se mariera avec lui.
Ils partiront vivre aux Baléares en emmenant Lockie et feront une floppée de gamins.
Quand à Hannah, elle finira en faisant le trottoir.

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MessageSujet: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 20:16

Ooooh non alors!
Je t'avais dit de rien dire!
Elle a tout cassé tout mon suspens, vous vous rendez compte?
Ouf, t'as pas dit comment il finit Félix
^^
(aux Baléares? c'est où, ça?)
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MessageSujet: Re: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 20:20

Félix? je l'ai pas dit? Noooon!
il finit en prison, et lorsqu'il en sort à 35 ans, il est tué, revnersé par un fiacre alors qu'il traversait la rue pour rejoindre une prostituée qui s'avéra être Hannah qu'il n'avait pas reconnue (forcément, 20 ans plus tard...), comme elle était vachement vieillie et fardée...
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MessageSujet: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 20:21

Oh, c'est affreux!
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MessageSujet: Re: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Ven 26 Oct - 20:23

C'est bien de ta faute
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MessageSujet: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Sam 27 Oct - 16:44

Aller, la suite, je suis prise d'un accès de bonté envers vous qui pleurez pour avoir la suite...
Enjoy
Les souvenirs du fantôme

Félix parti, une silhouette blanche, presque transparente apparu dans la foule. C’était une jeune fille aux yeux rouges immenses et mélancoliques et c’était Ephémère. Elle glissa son bras autour de la taille de Hannah et la releva doucement.
Le fantôme passa ensuite son bras autour du cou de Hannah et elles marchèrent un bon moment dans la cohue des ruelles de Londres, l’esprit soutenant l’humaine.
Alors Ephémère murmura de sa jolie voix de vent :
« Ce n’est pas la peine de me dire quoi que ce soit. Je sais tout. »
Elle sourit un peu.
« Il faut l’excuser. Quand il était jeune, ce n’était pas facile. Quand je m’appelais Molly, il y a longtemps, ce temps que j’ai enterré au plus profond de moi-même, il m’a raconté beaucoup de choses…De choses, oui. »
Ephémère se mit à entortiller une de ses mèches de lune autour de ses doigts, d’un air rêveur.
« Oui…Ah oui, sa mère…Elle le frappait tout le temps, elle en avait jamais voulu…Son père l'avait laissée là, il n'en voulait pas non plus de Félix. Et puis son père est tombé amoureux…Et elle l’a tué. Oui, c’est ça…Sa mère a tué son père. Et elle s’est donné la mort, après…Parce qu’elle l’aimait, mais elle l’a tué. C’est une belle histoire d’amour qui fini mal. Il terrorisait tout le monde à Eton. Même ses professeurs en avaient peur. Il avait des cicatrices plein les bras, ça fichait la trouille aux nouveaux. Les plus jeunes le prenaient pour un démon. Il a battu à mort un garçon de là-bas. Oh, je ne sais plus. Je n’aime que les belles histoires d’amour qui finissent bien. Et ensuite, il s’est enfuit de ce Prison pour gnomes (raah, elle me casse mon histoire, cette censure!). Je me souviens, quand il est arrivé à Soho…Il avait l’air tellement paumé, le pauvre. Tellement…Seul. »
Hannah séchait ses larmes et buvait les paroles d’Ephémère. Elle murmura doucement :
« Quel est donc ce temps oublié?"
Ephémère ferma les yeux et les ré-ouvrit lentement. Elle passa un doigt fin sur ses lèvres de marbre.
« Je ne peux rien en dire… »
Elle entraîna Hannah vers un square tristounet composé d’un arbre, d’un banc et d’un réverbère sentant la pisse de chien. Le banc était baigné d’un halo de lumière jaune luisante de pluie. La fille et le fantôme s’assirent. Les pavés brillaient à la lumière du réverbère. Les lumières de la ville formaient des étoiles de plus où se brûlaient les fêtards.
Là, elles restèrent longtemps assises sans parler, jusqu’à ce que Hannah s’endorme à la lueur de la lune et du réverbère sur les genoux blancs d’Ephémère.
Celle-ci leva le nez, détailla les étoiles et sembla y lire un quelque message caché. Alors, elle souleva délicatement Hannah et se mit à courir sans se douter que chez nos amis les Galopins, un cataclysme se déroulait.
« Elle est partie ? fit Charlie, qui semblait un peu remué.
-Hé oui soupira Félix.
-Et elle a laissé Caractacus remarqua Joss.
-Et le môme sur les bras geignit Everard.
-Mais, Everard, tu n’as pas prononcé la phrase que j’attendais…Elle n’est pas revenue rechercher ses protégés ni de quoi survivre, on peut donc espérer la revoir ! déclara Joss joyeusement. On peut espérer ré-avoir de la tarte ! »
Les Galopins n’étaient pas vraiment convaincus. Ils se mirent à jouer aux cartes mais le cœur n’y était pas. Toutes les cinq minutes, Joss entendait un vague bruit et hurlait :
« Nom et mot de passe ! »
Ensuite, il s’apercevait qu’il n’y avait personne et retournait s’asseoir sur son banc d’un air déçu. Sauf qu’aux alentours de minuit, un véritable frappement se fit entendre.
« Nom et mot de passe ! » cria Félix.
Comme personne ne répondait, Félix se leva et alla ouvrir lentement la porte, circonspect.
Ce qu’il vit derrière la porte lui fit pousser un cri de stupeur. En effet, Hannah l’attendait allongée sur le seuil pâle comme une morte.
« Merde ! s’écria Félix qui croyait qu’elle était morte. Venez, vous autres ! »
Félix hissa Hannah et la posa sur le canapé de cuir.
Là-bas, loin dans les ténèbres de l’Entrepôt, un fantôme égaré s’enfuyait. Il était si léger que ses pieds ne touchaient presque pas le sol.
Chez les Galopins, Everard se moquait de l’inquiétude de Félix.
« Si la Grande Sophie voyait ça, elle se jetterait par la fenêtre ! rigola-t-il, narquois.
-Tais-toi, sombre crétin. Qu’est-ce que vous fabriquez, les autres ! cria-t-il. Venez ! »
Charlie se leva. Il fit la moue en voyant Hannah.
« Je vais prendre son pouls. Calme-toi un peu, Félix. Cela m’étonnerait beaucoup qu’elle soit morte. »
Après quelque instants d’une tension insoutenable (Lockie dormait parce qu’avec lui, les tensions n’existent pas, il est toujours là pour rigoler au moment où il faut pas), Charlie lâcha le poignet de Hannah et se releva.
« C’est bon, elle est vivante. »
Un cri de joie unanime parcouru l’assistance.
« En fait, continua Charlie, elle est tout simplement endormie. »

Ah, Mey, il a changé de passé, Félix. L'autre il était un peu pourrave.
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Lady Daremond
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MessageSujet: Re: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Sam 27 Oct - 19:40

Ouaiiiiiiis ! Tu postes plus régulièrement en ce moment, c'est cool ^^
Mais pourquoi tu postes pas plus à chaque fois ? Snif.
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Elizabeth Dawkins
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MessageSujet: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   Dim 28 Oct - 14:09

Parce que, déjà, y'a une limite aux messages. Une fois, j'ai voulu poster deux chapitres d'un coup mais ça m'a expliqué que mon message était trop long. C'est vrai que je pourrai faire des doubles-post mais bon...
La raison principale, c'est surtout que j'ai pas envie que ce que je vous poste rattrape ce que j'ai déjà tapé sur l'ordinateur! (je fais des copier-coller à partir de mon fichier Word).
C'est aussi un peu pour vous embêter. Very Happy
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MessageSujet: Re: La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...   

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La Grande Tragi-Comédie Victorienne en 4 actes de Zabeth...
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